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86.2 / 5p / 8.4

Publié le 08/04/2022 à 09:40 par lesamisdesjardins Tags : agrinature marssfarm fukuoka

Voici une foison d'espèces sur un sol très pauvre car minéral. Désherber, acte détruisant la structure & la dynamique du sol, favorise la venue de ces espèces qui au fil des millénaires s'adaptèrent à ce comportement dualiste de l'espèce humaine.

  • Leurs semences sont minuscules, abondantes & de très longue conservation (3).
  • Une part d'entre-elles forment une racine en pivot pour aller puiser au plus vite toutes les ressources disponibles d'un sol pauvre & stocker des réserves (1). C'est pour l'essentiel le groupe des érudérales.
  • Parmi elles citons l'adaptation consistant à former une rosette pour recueillir la rosée (4).
  • Une tactique inverse consiste à être capable d'une multiplication végétative en formant des rhizomes ou des stolons (5).
  • Cette forme particulière des plantes capables de bouturage leur permet de couvrir un sol très vite sans s'y enfoncer, captant les pluies & les rosées en direct au moyen du feuillage (4). Ces plantes sont nommées les épiphytaires du fait que leur nourriture est essentiellement d'eau, d'air & de soleil
  • Un troisième groupe choisit de se passer de fertilisant & d'enrichir le sol en s'associant à des bactéries. Ce sont les plantes engrais ou nitrifères (3).
  • Il existe enfin les herbes des champs en touffe qui forment également une tige souterraine, le plateau de tallage leur permettant  de stocker des réserves & ainsi repousser promptement après une coupe ou une pâture (2).

Au moyen de ces 8 stratégies - semences, pivot, rosette, rhizome, stolons, boutures, nodosités, touffe - ces simples libres ou espèces sauvages sont multipliées par tous nos actes de désherbage-désertage.

  • Le fait que nombre d'entre-elles appartiennent aux mêmes familles végétales que les plantes cultivées est une autre manière de résistance qui rend impossible même l'emploi des désherbants herbicides : celle du haricot, les fabacées, celle du blé, les poacées, celle de la salade, les astéracées (2).

Il est à noter en conséquence que ces herbes pourchassées furent les potagères de nos très lointains ancêtres : à cause des qualités qu'elles durent développer pour s'adapter & survivre elles sont très nutritives.

  • "La nature a horreur du vide" disaient les anciens en observant ce qu'ils pensaient, croyaient une génération spontanée. Un dé à coudre de sol contient 1000 graines d'herbes en dormance pour 1000 ans. Sans elles toute notre planète serait devenue un Sahara après seulement 20 000 ans d'agriculture antagoniste des lois agronomiques édictées avec patience il y a 500 millions d"années par les simples.

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  • To be, or not to be: that is the question:
  • whether it is nobler in the mind to suffer
  • the slings and arrows of outrageous fortune,
  • or to take arms against a sea of troubles,
  • and by opposing end them?
  •  
  • To weed, or not to weed: that is the question of agrinature:
  • whether it is easier in the mind to accept
  • the help and presence of spontaneous grass,
  • or to take arms against a sea of plants,
  • and by opposing strengthen them?
  •  
  • Arracher l'herbe ou pas : là est la question de l'agrinature.
  • Est-il plus facile psychologiquement d'accepter
  • l'aide et la présence des herbes spontanées,
  • ou de prendre les armes contre une mer de simples,
  • et s'y opposant les renforcer par réaction?
  •  
herbes / le non-désertage / la vie libre des paysans ou la république des esclaves
la vie libre des paysans ou la république des esclaves p0K
  • La féverole est un EVA & une ARE. Elle est grande, belle, facile & plastique. Il suffit de la semer en août ou en février. C'est sa seule lubie.

  • la vie libre des paysannes & paysans ou la république des esclaves & esclaves (féminins). / réflexion sur le jardin à la française / Voir dans l'instant, l’éternel.

Le bananier est une herbe géante poussant comme les lentilles parmi les herbes. Compte-tenu de sa taille elle ne craint aucune concurrence. Pour cette raison simple il ne viendrait à l'idée de personne de désherber sous les tropiques une bananeraie.

  • Paresse ou sagesse?

Est-ce Le Nôtre qui inventa le jardin à la française ou ce style lui préexistait-il? Cette vision impose de séparer chaque élément macroscopique clairement :

  • pas d'herbes dans l'allée (5),
  • ni dans les lieux de production :
  • les vergers (1), les potagers (3),
  • les jardins de médicinales (4),
  • les massifs de fleurs (2),
  • pas de fleurs dans le gazon (2),
  • pas de mousse sur le mur (5),
  • pas de mures dans la haie (3),
  • pas de variété dans le design (1),
  • pas de soumission à la nature du lieu (4),
  • ni imagination, surprise ou créativité.

En résumé, pas d'herbe dans les parterres de fleurs & pas de fleurs dans les étendues d'herbe. Séparer le macroscopique ne peut se faire qu'au détriment du microscopique qui se nourrit du complexe diversité qui constitue son âme, son essence, sa base, sa substance. Il s'agit avec Le Nôtre & Versailles d'injonctions romaines dans un pays gaulois. Les chemins & routes des gaulois contournent les obstacles, suivent les courbes de niveau. Les voies romaines tracent droit au besoin de bâtir viaducs & tunnels. A cet égard nous pouvons dire que Louis XVI inventa la république avec ses routes droites & sa rationalité titan-tyran. La royauté prélève l'impôt pour la guerre, la république pour la paix, ce qui coûte bien plus. Avant les jardins de Versailles le terrain était un de ces marécages que les écolos regrettent & que les agronomes abhorrent.

  • A cause de cette facilité de culture de la banne des ânes, les humains cultivèrent & sélectionnèrent cette herbe phénomène depuis bien plus longtemps que l'agriculture. A force de sélection, beaucoup de variétés perdirent leurs graines - qui ont l'apparence de grains de poivre. Ces bananes cultivées ne peuvent donc plus être reproduites que par boutures & c'est pourquoi peu à peu elles dégénèrent & deviennent plus sensibles aux parasites.

Nous avons là un parallèle avec l'immigration & les mouvements que sont la vie. La vie inventa dès le stade bactérien le brassage des gènes car sa définition - la vie - est une adaptation constante à des facteurs toujours neufs. C'est ainsi que nous trouvons dans la définition de la vie , celle de l'intemporalité ou éternité, cette loi de la nature qui combine en son plus intime, en son essence le nouveau & la constance. C'est de cela que la joie des sages sourd : voir dans l'instant l’éternel.

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racisme & divergence en espèces néoformées
racisme & divergence en espèces néoformées p0K
  • La luxuriance efficace d'une pomme de terre n'exclut pas l'herbe folle & la haie libre que la lumière soleil veut.

agrinature 07/03/2019 : Nos poules étaient de race croisée, des noires & des rousses. Ces oiseaux géniaux ont une vision périphérique & donc savent leur couleur. Il m'a semblé que les belles égaient plus amicales envers leurs congénères de même teinte de plumage.

  • Nous apprenons le racisme au berceau à cause du besoin sans contour que les parents ont de protéger le petit, la petite. L'éducation ensuite peut nous en défaire lorsque cet impératif disparait & si les parents & éducateurs savent voir au-delà des confins du village.

Dans la nature les deux troupes de poules auraient probablement divergé pour évoluer vers deux races nouvelles avant de converger à nouveau, tant il est vrai que la race est une donnée humaine & assez peu naturelle.

  • Lorsque deux populations divergent pour habiter deux biotopes différents ce peut être l'amorce de l'apparition d'une espèce nouvelle. Pour qu'il y ait espèces différenciées il faut que le mouvement inverse devienne impossible, que les deux populations se soient tant transformées qu'elles ne sont plus interfécondes.

La vitesse du processus dépend de la pression de sélection. Si les conditions écologiques évoluent vite de nouvelles espèces naissent pour répondre au besoin de s'adapter. Lorsqu'elles sont stables, les espèces le sont aussi. La continuité est la règle & la discontinuité exception. L'évolution est la règle mais elle ne se produit pas sans besoin.

  • Nous avons là une loi fondement de l'univers & partant du vivant : une entité inchangée en perpétuelle transformation.

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  • erixbd : Voici encore des thèmes extrêmement riches et complexes. La vie est une constante observance et lorsque on pense avoir compris, elle se fait fort de nous mener vers un autre chapitre qui prouve que les convictions ne sont que celles d'un instant si le fondement n'est pas solide.
semis endsam / 3 voies de non-désertage
semis endsam 3voies non-désertage amorcer fertilité p2K
  • Voici un trèfle, croisement entre violet & blanc nain - clover or trefoil, interbreeding of Trifolium pratense L. , red clover & Trifolium repens L. , Shamrock , white (dwarf) clover. - chap. 5 p40

amorcer la fertilité (5.1)

  • Circulant en une parcelle, nous voyons des points qui rendent & d'autres qui ne rendent pas.  Parfois, c'est la parcelle entière que se refuse à donner.  Le mobile, la chaîne continue de la production qui court de filament de rhizosphère en barbe d'épi y est rompu.  Plus tard, lorsque la restauration commence d'être opérée, des différences apparaissent, se démarquent entre divers points du lieu.  Entre eux la vibration diffère.  Elle peut être forte & on y ressent une exaltation, du dynamisme comme en la joie juvénile & le lieu s'y construit en herbes d'une prairie riche.  Plus tard encore dans le processus de réparation, des points de la parcelle qui semblent heureux apparaîtront de plus.  L'énergie n'y est pas moins forte mais plus pleine, mâture, moins primesautière, tout près de vibrer à l'août d'un juillet de moisson.  Dans le process en cours, ces lieux seront les premiers prêts à rendre la graine de céréale que nous leur donnons.

Il est des parcelles dont la productivité fut faible dès le départ.  La terre y est comme triste d'avoir trop longtemps été maltraitée, son droit d'exister dénigré.  Nous avons surtout laissé les sols s'auto-amender, observant en patience & perception intuitive l'apparition des prémices d'une fertilité retrouvée.  Amender d'un arrosoir de dix litres d'eaux usées sur une ligne de cent mètres est comparable en nombres d'atomes apportés aux apports infinitésimaux de la biodynamie ou de l'homéopathie.  L'effet pourtant est net, éclate de sa différence.  Déposer un tas de fumier à une extrémité du champ l'amende avant même épandage, par une forme de résonance.  Par instinct, le paysan dépose le tas en haut, même si la pente est infime.  Vesces & gesses sont les plus belles & c'est parce qu'elles développent le plus de force à exister & donner.  Le trèfle incarnat annuel & quelque lotier corniculé leurs fournissent un sous-étage mêlé des trèfles pérennes spontanés, plantes compagnes de nos cultures.

Lorsque nous avons intégré en notre être tous les mécanismes subtils en jeu en ce process d'auto-amendement, le job agrinature est fini, car il suffit ensuite de laisser tourner cette fertilité, veillant à la compensation de l'azote exporté.  Les parcelles rétablies lors produiront en chaque an & à la mesure du potentiel du lieu en climat & profondeur du sol, sa capacité à stocker les ions & l'eau.  Le critère de notre pratique est de peu d'intrants, de manière à ce que l'agriculture recommence de rendre vraiment.  Nous voulons surtout éviter de tomber dans le travers de l'agronomie de ce jour qui envisage de produire en détruisant les sols, le capital humus, les eaux, les climats, la population des paysans, les paysages, l'économie des campagnes, tout en consommant plus de calories de pétrole qu'elle n'en produit en nourriture & plus de subventions qu'elle ne dégage de marge brute.

Nous n'apportons aucun intrant de type engrais ou pesticides : les engrais érodent les sols & les pestes sont des chimères, produits d'une mental collectif malade qui voulut toujours affaiblir les forces vitales naturelles.  Nous apportons peu d'intrants en amendements & fumiers.  Nous recyclons toutes les matières en incluant des arbres dans la structure de la ferme.  Nous limitons autant que faire se peut l'intrant pétrole pour le travail du sol.

Chaque fois qu'un paysan, une paysanne intègre en son être tous les mécanismes subtils en jeu en ce process d'auto-amendement, son job accompli, nous entrons dans le non-faire.

  • marcher sur le sol

Marcher sur le sol obéit à une règle simple que suivent souvent les animaux : d'une part, ne pas poser le pied sur le sol nu - & d'autre part, & c'est là corollaire à la règle, savoir sur quelle plante nous marchons.  Si notre pas est régulier & si nous savons utiliser la vision périphérique, nous saurons sans effort sur quelle plante nous posons le pied.  Il est des plantes comme les trèfles & les plantains qui apprécient d'être modérément piétinés.  Ainsi en est-il des céréales avant tallage.  En revanche, dès qu'elles commencent d'élever leurs tiges, toute interférence du pied leur serait préjudice.  Marcher sur le sol obéit à une règle simple.  Le cœur, siège de la conscience, est le lien entre l’œil & la main & c'est par l'utilisation de nos mains que nous tissons, nourrissons ce lien de fondation du caractère.  Par un habitus similaire, nous établissons un lien entre le visage doté des cinq sens perceptifs & le pied.   Au potager, nous cultivons en planches fixes.  Les allées sont permanentes, semées par intervalle de trèfle blanc nain rampant.  Nous ne posons pas le pied hors des allées, quelle que soit la saison.  Le sol des planches n'est pas travaillé, car toute intervention ne pourrait que multiplier les adventices du type 5, rampant ou coureur.

  •  la voie triple vers le non-désherbage

Restaurer la santé d'un sol par les amendements doux, l'auto-amendement & le semis & maintien de poacées ou légumineuses.  Milieu vivant fragile, nous devons éviter le préjudice de l'exposer, ce qui diminuerait son potentiel vital.  Cette prise de conscience, nous guide vers le non-désherbage.  Trois types de facteurs agronomiques le conditionnent : un seuil de fertilité minimum du sol, des espèces de variétés rustiques issues de sélectiion paysanne & une conscience aigue de la date d'intervention & de la limite de l'action permise dans le cadre du non-faire: quels actes auraient des conséquences trop brutales & lesquels peuvent être envisagés.  A mesure de notre avancée en la pratique, nous découvrirons tout d'abord le futile du désherbage & plus tard son effet contre-productif.

  • La voie du non-désherbage se trace par un semis réalisé à la perfection.

Pour atteindre ce critère du semis, nous devons bouleverser le sol le moins possible.  A cette fin nous devrons trouver des variétés rustiques très adaptées au sol & au climat du lieu.  De plus, si le sol des parcelles se trouve dégradé ou fatigué, ilk y a lieu d'en restaurer le potentiel d'abord par des amendements & des engrais-verts.  La clé de la réussite est une date de semis idéale.  La date idéale est une donnée subtile à découvrir, fruit de l'expérience & d'intuition.  Elle doit précéder une pluie.  Le calendrier lunaire nous aidera à prévoir le temps.  Les saisons du calendrier chinois offrent le cadre de référence.

Dans la parcelle, en saison lumineuse - de mars à septembre - nous semons sept espèces d'EVA ou ARE, trèfles, fabacées, légumineuses choisis pour leur adaptation au lieu, leur caractère annuel ou pérenne, leurs taille & forme.  Semer dans le couvert ainsi patiemment établi.  Si l'espèce, la variété & la date de semis sont bien choisis, désherber sera superflu : la seule opération indispensable ensuite sera donc la récolte!  A mesure de nos progrès, il deviendra bientôt inéluctable de produire nos propres semences chaque fois que nous aurons trouvé une variété qui convient à notre terrain, & ce en vue de la perfectionner encore, mieux l'adapter au lieu & à notre méthode.

A mesure que le sol du champ s'enrichit, la proportion de légumineuses qui le couvre augmente.  A mesure que la présence des légumineuses s'accroît en proportion en sous-étage de notre culture, le sol s'enrichit.  Au fil des ans, la production augmentera & le besoin en travail diminuera.   Nous voyons en cela combien il est vital de nourrir, réparer la terre, laisser le sol guérir, en paix, lui offrir tout loisir de mobiliser ses propres capacités de régénération sans fin.  Il va s'approfondir, augmenter sa teneur en humus, se structurer, s'alléger, s'éclaircir & s'assombrir tout à la fois, altérer sa fragrance, devenir tendre & fort comme une mère, gonfler, s'élever, éclater, produire un or brun qui réjouira le cœur de ceux qui aiment la terre.  Nous aurons aussi réussi à obtenir une jachère & une culture – une non-culture pour tout dire – en simultanéité au même lieu!

(1) Adventices-tige - (2) Adventices-fourrage, graminées en touffe - (3) Adventices-engrais, légumineuses (tiges ou rampantes) - (4) Adventices-rosette - (5) Adventices-rampantes

  • lorsque deux ères cohabitent sur l'aire du champ

La fougère aigle est une espèce de fougère qui dénote un pH bas peu favorable au blé à ce que disent les agronomes patentés.  Au temps de la moisson, elle dépassera la céréale & par frottement sous l'action des vents, commencera d'en égrainer les épis.  Si le blé était moissonné à la machine, l'excès de verdure dans la trémie entrainerait un échaudage du grain à moins d'un tri effectué sous vingt-quatre heures.   Par l'action énergique de ses racines & rhizomes, & une production la plus haute qu'il est possible d'une matière organique saturée de silice, la fougère en revanche élabore & fabrique un sol à la texture certes légère, mais d'une structure idéalement souple, une base à la fertilité donc dès que nous le nourrirons en y semant EVA & ARE.   Pour que la fougère libère la place, il faudra marner, apporter un tonne de marne ou calcaire argileux au moins par hectare, & ensuite la couper deux fois au moins en végétation - de mai à juillet lorsqu'elle est grande d'un pied ou un peu plus, juste avant qu'elle ne soit à l'aise & produise ses spores.

Bracken is a genus of large, coarse ferns in the family Dennstaedtiaceae.  Ferns are vascular plants that have alternating generations, large plants that produce spores & small plants that produce sex cells. - Wikipedia
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  • Florent 02/04/2016 : Wind is traveling arround the Earth. Water is traveling through seas and ocean. Tectonic soil is moving on earth, and the dirty air, soil and water are also traveling.

ageheureux : .oOo.oOo.oOo.oOo. Je passe avec un peu d'avance te souhaiter...  Bon-week-end à toi que j’apprécie sincèrement.Que ton repos soit agréable et revitalisant.  Que tu vives avec tes proches de délicieux moments,  Et que ces quelques jours de détente soient remplis d’émotion!  Lundi sera bientôt là… Reviens-nous plein de motivation!  Attention tout de même de ne pas attraper la maladie de la glandouille en ce moment c'est un virus qui circule un peu partout.  En attendant de vous revoir tous, gros bisous amicaux et sincères ^_^  .oOo.oOo.oOo.oOo.

  • marssfarm :  Quelles sont ces fleurs à 6 pétales? Chaque pétale est distinct, différent comme si un artiste les avait dessinés avec un soin extrême, comme si chacun exprimait une opinion, un sentiment, une direction à prendre. Parmi elles on en voit qui voudraient exprimer la symétrie 5 des fleurs anciennes, d'autres qui penchent au 4 comme c'est en vogue en une famille fameuse & même quelques une qui timidement exposent plus 3 parmi 6 de leurs pétales.
  • brigitisis le 09/03/2019 : Ces fleurs, les premières à Charance sont des Pulsatilles printanières Anemone vernalis Ranunculaceae.

marssfarm :  La science est une connaissance du premier niveau : par ouï-dire.
Le deuxième niveau consiste à voir.
Le troisième à faire.
Autrement dit il vaut mieux planter un arbre que penser une théorie.

  • erixbd :  Un texte riche d'enseignement, et l'on se dis que, peut-être, telles les graines dormantes, l'homme est arrivé sur Terre d'un lointain monde... La nature a fait le reste. En ce cas, l'homme repartira à la recherche d'un autre lopin spatial.
    Pour la fleur de trèfle, j'ai le souvenir, tout gone, d'en aspiré ce goût légèrement sucré.
  • marssfarm : Oui. Il y avait du trèfle rose partout, des insectes, des oiseaux, des haies.
Arracher l'herbe ou pas : là est la question de l'agrinature.
Est-il plus noble de prendre les armes
contre une mer de simples
et en s'y opposant les renforcer?
ou de coopérer avec des adventices spontanées & semées?

Arracher l'herbe ou pas : là est la question de l'agrinature.
S'opposer aux adventices par des pratiques
physiques, mécaniques ou chimiques
accentuera en retour leur pression de retour.
Les accepter peut en faire des alliées.
 

swastika

potimarron dans un EVA de trèfle blanc / swastika 10w0.2

potimarron dans un EVA de trèfle blanc

¤¤¤

  • le cœur & la galaxie / croix nimbée & swastika

 
The lyre of Joaquina Téllez-Girón, Marchioness of Santa Cruz by Francisco de Goya (around 1805) is decorated with a lauburu.

 
A lauburu on the baptismal font at the church of Knopp-Labach
 
 

 

 

Au bord du Gange, dans la ville sainte de Bénarès en Inde, une swastika peinte en haut des ghâts vient souligner l’intensité de la foi dans cette cité devenue La Mecque de l’hindouisme…

 

  • Tombes de l’ethnie Cham (aujourd’hui scindée en deux groupes, hindous et musulmans), au centre du Vietnam. Ces swastikas sont un symbole de promesse pour les défunts d’une vie prospère dans l’au-delà.


Hindou, Inde du Nord, Rajasthan

 

Offrandes de riz dans un temple jaïn en Inde

 

 

 

  • Au nord de Bali, dans le village de Wanagiri, on peut lire sur cette enseigne posée devant l’école primaire que l’établissement a ouvert ses portes le 1er janvier 1963. En haut une swastika et au bas un texte rédigé dans l’ancienne écriture balinaise, aujourd’hui seulement lisible par de rares érudits et les grand prêtres (pedanda).

 

  • Un exemple de carte de visite d’un pedanda ou grand prêtre qui habite et officie dans le village de Pancasari au nord de Bali. La swastika figure toujours en bonne place afin d’encourager la prospérité tout en se protégeant.
 

l'homme mental climate change tropics planter

l'homme mental climate change tropics planter 2p6K
  • l'homme mental / l'égrégore réchauffement / tropics / planter des arbres / Jacques Kessler, archétype de l'homme mental / l'égrégore du réchauffement de notre planète / Que l'agriculture évolue vers les jardins forêts des tropiques.

La variation rapide du climat de notre planète nous étonne.  Elle démontre la puissance sans limite du mental humain.  L'internet qui relie en réseau tous les ordinateurs individuels nous offre la métaphore de ce que constitue le réseau mental de nos cerveaux interconnectés par les ondes qu'ils émettent & reçoivent les uns des autres.

  • Au vingtième siècle, les sociétés d'humains se sont tout d'abord affranchies des contingences de la nature, puis peu à peu désengagées de leur relation au sol, au ciel ou cosmos, & aux autres espèces vivantes.  Par un processus historique les personnes vivant dans les régions tempérées du globe ont industrialisé leur activité, puis mécanisé le travail, ce qui permit au cours de la seconde part du vingtième siècle de réduire l'horaire journalier de labeur nécessaire.  La vacance momentanée de travail à la saison chaude fut établie d'abord pour permettre aux écoliers & à leurs parents petits paysans d'accomplir les travaux des champs de l'été. Puis, les machines agricoles vinrent faire ces durs labeurs & les vacances devinrent un temps de repos & d'excursion.

La nature travaille en saison chaude & se repose à l'an neuf.  De même font les paysans.  Ayant goûté aux délices du farniente de l'août, c'est-à-dire à contre-saison, les ouvriers devenus citadins commencèrent de souhaiter collectivement que les hivers & les frimas disparaissent. L'été, temps naturel de l'activité & des travaux devint celui du repos & de la jouissance sans objet. Puisque nous devions en conséquence & pour compenser l'oisiveté estivale travailler l'hiver, ce qui du point de vue de la physiologie est impossible, nous créâmes le désir que le froid des hivers s'atténue.  Puisqu'il était coupé des besoins des plantes qui le nourrissent, besoin de soleil & pluie en égale proportion, la pluie ne parut au citadin plus qu'un empêchement, une gêne de ses activités de travail, loisirs & déplacements.  Ce faisant, nous générâmes un souhait en commun, de convergence, l'égrégore, la forme-pensée du réchauffement de notre planète.

  • Jacques Kessler en est le représentant le plus comique & tragique tout à la fois.  Depuis trente ans environ, ce personnage annonce des bulletins météorologiques sur la chaine des radios nationales.  En fait, les bulletins que nous distille Jacques Kessler de son bureau climatisé évoquent plutôt des bulletins de catastrophe.  Je dirai pourquoi au prochain article.

post scriptum : Il arrive que J. Kessler contrefasse sa voix & prenne un pseudonyme tel que Jean-Luc Kollado ou Jean-Michel Kolynski - mais nous ne sommes pas dupes !

  • the basic producers of all foods on Earth

We are surprised to see how fast the climate change is happening, but actually we should not, for it is only clear exemplification of the boundless power of the human mind.  The world-wide-web of millions of personal computers gives an idea about how the waves our brains emit & receive to & from one another can be connected in space in one single human mind around our small planet.  If we could conceive it actually, we would see that mind even bigger than the universe, because time & space do not really exist & thought travels at least as fast as light.

  • Along the twentieth century, human societies have worked hard to free themselves of nature's uncertainty & in so doing, we became every day a bit more estranged with our surrounding, cut from our relationship to soil, sky, cosmos & other living species too.

The movement of history led the peoples living in temperate areas of the globe to industrialise their economy & with the use of machinery, to reduce in the second half of that century, the daily hours of work needed. Summer holiday was establish at first in order to let children & their parents perform the extra field-work that season demands, for in the beginning of industrialisation, most of the population still kept a strong link to farming & country life.  Later, agriculture became mechanized too, but the habit of taking a leave from work in the hot season went on & summer became a time for rest & travel.

  • Plants & animals are more active when the weather is fine & reduce their metabolism near the winter solstice.  So are farmers.  Because they had moved to the suburbs but kept the untimely habit of resting in summer, factory workers started to wish against winter & cold weathers. The warm season, a natural time for activity & works, was now devoted to idleness, rest & pointless pleasure. To repay the lost summer time, we had to work harder in winter, but in actuality our whole body, soul & mind complex rebels against it, for our physiology itself cannot comply with such a radical distortion of the universal rule of seasons! That is how we came to create & step by step make grow a desire most people shared to see milder winters.

Wisdom means subduing desires, but instead & for several decades we have agreed to working together to increase a desire so defective it offends common sense: the disappearance of winter !  Living in towns, plants became alien to us & we are forgetting that water & sun in equal measure are needed to their growth & that they are the basic producers of all foods on Earth.

  • To the city dweller, rain appears only as an impediment because it impairs their movement, work, desires & conveniences.  It was how we together have invented the wish & will our planet would become winter-less, its climate would be warmer & because thought comes from language & sound is the basis of creation, we have designed the collective thought pattern of the climate-change we are currently seeing.

There is a particular weather-forecast presenter on the French national radio who has been doing that job for the past thirty years or so & is in a both comical & tragic way very representative of our wish-thought-form of the climate change. The weather forecast bulletins Jacques Kessler is broadcasting from his air-conditioned office look more like disaster-predicting news.  We will see why in the next article.

  • « Cette journée sera terrible! »

Son bureau déclimaté offre à Jacques Kessler la température constante de vingt degrés Celsius exactement - soit 293 Kelvin - la nuit comme le jour, été ou hiver, gel ou canicule.

  • Dans ce bureau a-climatique, il ne pleut que par improbable - j'exprime en ces mots que le plafond ne goutte pas & que le toit du bâtiment est en bon état.

Depuis son bureau sur-climatisé, Jacques Kessler observe avec soin ses instruments de météorologie.

  • S'il lui arrivait par mégarde de sortir des locaux du Service de la Météo Nationale & de recevoir une goutte de pluie sur sa tête chauve, Jacques Kessler viendrait à noter un degré sur l'échelle des catastrophes dont il demeure l'inventeur exclusif.

S'il arrivait que le pluviomètre mesure un millimètre de précipitation, il lui faudrait compter un degré supplémentaire sur son Echelle de Kessler. De même si le thermomètre venait à indiquer une température extérieure s'écartant d'un degré en plus ou en moins de la température interne au bureau de vingt degrés exactement. Dès que Kessler aperçoit un nuage depuis la fenêtre de son bureau, il s'empresse de noter aussi un degré de catastrophe additionnel.

  • Imaginez une matinée de printemps. Tôt le matin, une très légère averse eut lieu & l'on peut deviner un dernier nuage fuyant au levant. La température extérieure est dix-huit degrés. La gorge serrée d'une angoisse audible, communicative, le météorologue nous annonce le degré quatre – deux degrés d'écart de température, plus un millimètre, plus un nuage – sur l'Echelle de catastrophes de Kessler.

La voix enfantine de Jacques Kessler n'effraie pas les hommes & attendrit les femmes.  Son accent du midi nous évoque de vagues vacances dans le sud de la France.

« La journée qui s'annonce sera terrible! », nous dit le journaliste: « Il ne fera que dix-huit degrés au lieu de vingt & il risque fort de pleuvoir un millimètre d'eau! »

  • « Today might to be a day of terror! »

Jack Kessler's climate-less office has a constant temperature strictly set to the twentieth degree of a Celsius thermometer, be it night or day, whatever the season, would the weather be the hottest of hot or freezing cold.

  • In Jack Kessler's climate-proof office, it seldom rains. I mean the ceiling has no leaks & the roof of the building is fairly well maintained.

From the shelter of his over-conditioned office, Jack Kessler watches his meteorological meters with great care. In case that guy went out of the meteorological buildings & received a single drop of rain on his bald head, he would instantly raise by one degree the level on the Catastrophe Kessler Scale he himself invented on a beautiful day he had felt compelled to.

  • Every millimetre of rain forecast for the day would raise the catastrophe level on the Kessler Scale by one degree too.  Every degree of temperature higher or lower than the twenty Celsius in the office means again one extra degree of catastrophe on his scale.  Did Jack Kessler see a cloud passing by his office window, he would instantly count one more degree on his disaster scale.

Take for instance a fine spring morning. Early it rained slightly & we still can see a last cloud flying away to the East. Outside temperature is eighteen Celsius. Jack Kessler's voice can hardly conceal his anguish as he declares a fourth catastrophe degree on the Kessler Scale – two degrees of temperature under twenty, one millimetre of rain & one cloud visible in the sky! His childish voice makes men feel confident & women feel tender. His French southern accent reminds us memories of long lost holidays on the French Riviera.

« Today is going to be a day of terror! » says the journalist: « Outside temperature will be eighteen instead of twenty & we are bound to get one more millimetre of rain in the afternoon! »

  • le singe fou

J'ai souvent imaginé Kessler comme un petit frère du Big Brother de George Orwell – une voix synthétisée par ordinateur, un dictateur lointain qui nous surveille & nous formate.  Il est certain, s'il existe, que cet homme ne connait rien aux plantes ni à leur besoin de variabilité en éclairement, température & humidité.

  • Pour qu'un mètre carré d'un champ produise un kilogramme de blé, il doit recevoir mille kilogrammes d'eau. Nous pouvons donc supposer que Jacques Kessler qui honnit tant la pluie, ne mange jamais de blé, ni de pain, ni quoi que ce soit en fin de compte; car sans pluie que peut-on produire?

Ce qui est remarquable en cette folie collective consistant à désirer un sempiternel été, c'est que nous obtenons pour partie le résultat que nous avions escompté.  Au bout d'un siècle du souhait tant irrationnel que partagé d'un climat plus chaud, ce réchauffement advient, se produit effectivement!

Je rends ici hommage au génie de Kessler d'avoir mis à jour la toute puissance du mental humain.  Il nous reste certes encore désormais à cultiver ensemble deux autres qualités bien plus indispensables cependant, sagesse & amitié.   La sagesse & la mesure nous instruisent du nécessaire de la diversité des climats, des jours, des tempéraments & températures.  Notre amitié, notre compassion vont vers ceux qui de par leur position dans l'histoire ou la géographie humaines ne peuvent pas résider tout le jour ni tous les jours en un bureau climatisé, à température constante & doivent endurer des climats plus extrêmes que celui du sud de la Provence.   Nous avons exhibé sans le vouloir vraiment, la capacité immense du mental collectif.   Il nous reste à développer l'intuition de perception qui est conscience & le sentiment de compassion qui est amour, deux valeurs sans lesquelles notre mental de volition n'est qu'un singe fou attaché à la saison unique d'un ennui mortel.

  • a mad monkey

Oftentimes, I on & off imagined Jack Kessler was akin to Big Brother in the novel "1984" by George Orwell – a computerized voice, an alien dictator watching us & making himself busy to see we would become as per his will.

  • On the other hand, I sometimes believe maybe Jack Kessler really exists & were it so, for sure I think this man knows nothing of plants & how much they need & enjoy a day to day variation in weather conditions.

In order to produce one kilogramme of corn over a nine month period of time, a square-metre area of a corn-field must receive a thousand kilogrammes of rain.  Seeing he fears rain so much, I suppose Jack Kessler does not eat corn, nor bread, nor anything either, for in fact no food could exist without rain.  What is really out of the ordinary about our common mad desire for an eternal summer is that we got partly what we longed for: at the end of an as much shared as non-rational half a century-lasting wish for a warmer climate, the climate-change is really happening; it occurs in actuality!

  • I must here pay homage to Jack Kessler, genius of our times who revealed the full power of the human mind!  That was a good point.  However we still have to develop together twoextra even more necessary aspects – wisdom & friendliness.  Wisdom & balance reveal to our mind's eye how much diversity & cycles are important to the beauty & attraction of life. With no variation now & again in climate conditions, daily routine, events & characters, life would soon be a sore of boredom.

Out of compassion & a feeling of brother-sisterhood we can outreach people who were born on the dark side of history, geography or human society as a whole, & belong a different epoch, a different continent & by far escape the capacity to live all day, nor every day in an air-conditioned office, at a constant temperature & must per force endure harder weather conditions than the ones usually confronted with in Provence.

With no preconceived will of ours, through the fact that humankind is able to induce a climate change, we just exhibited over the past fifty years the utmost capacity our collective mind has to achieve anything.  Now, we need still to increase our perceptive intuition called consciousness & our feeling of compassion which islove, for those two values are the true characteristics of our humanness & devoid of them our willing mind is just a mad monkey lost in the dullness, monotony & illusion of an everlasting summer.

  • ce que veulent les éveillés

 L'altération des climats induite par l'excès d'activité industrielle des deux derniers siècles qui modifia les proportions de l'atmosphère terrestre sera le moteur de changements profonds des biotopes de la planète.   L'enjeu n'en est pas d'ordre biologique car le monde vivant, par sa diversité de formes conservera la grande capacité d'adaptation qui le caractérise. En revanche, il apparaît dès ce jour que le visage de l'économie mondiale en sera transmué. Le bouleversement économique sera majeur & cette mutation nous surprendra. Probablement, des migrations de peuples entiers auront lieu.

  • Les observateurs les plus neutres de l'économie perçoivent combien l'écart n'a cessé de croître entre riches & pauvres au cours des cinquante ans passés.  Les capitaux devenus virtuels circulent autour du globe à la vitesse de la lumière.  Les marchandises que nous achetons ont pour la plupart parcouru plusieurs fois le tour du monde en bateau, avion & camion.  Les migrations des pauvres sont empêchées par le moyen des visas.  Ces deux questions de la liberté de circulation de l'argent des riches & de la restriction des déplacements des humains d'humble extraction sont cruciales dans l'organisation du marché monde.

Le changement anthropogène des climats va très justement perturber ces deux aspects clés des sociétés, deux facteurs qui jusques alors permirent l'enrichissement de qui détenaient les capitaux & l'asservissement de ceux qui n'ont que leurs mains pour tout bien – la répartition géographique des richesses & les migrations des peuples.   Nous sentons confusément que l'économie est entrée en une impasse en devenant financière & virtuelle, du fait même que ces deux caractéristiques qui lui furent nouvellement ajoutées la déconnectent de ce que nous nommons encore l'économie réelle, celle des biens tangibles. Or par peur de l'altérité & de la nouveauté, ceux qui se croient nantis n'osent pas modifier les modalités de leurs vies.  La peur, l'impossibilité psychologique du changement créera les conditions qui nous forceront à changer, car c'est précisément cet atavisme, notre conservatisme qui nous empêchera de juguler le réchauffement du climat & cette altération des climats en son tour redirigera l'économie & la géopolitique vers la recherche avant tout des biens les plus indispensables & pour permettre les nouvelles migrations qui s'imposeront.   Toutes ces modifications des paramètres de dynamique mondiale sont surtout de bonnes nouvelles au regard des deux valeurs oubliées que nous signalâmes à l'article précédent.  Avant que l'économie ne devienne vraie ou véritable, avant qu'elle ne redevienne économe, se présenteront bien des conflits, batailles & guerres, mais le mouvement en lequel nous sommes engagés volens-nolens est inexorable.  Nous y marchons pour la plupart sans y penser.  Les éveillés le veulent.

Pour rétablir le climat que nous aurons perturbé, planter des arbres suffira.  Nous savons depuis longtemps le bienfait des arbres pour la terre, l'eau, l'air & la captation de l'énergie solaire. Planter des arbres à grande échelle demande la coordination de tous. Cette coordination est encore en projet, en gestation. Il ne s'agit pas de planter des forêts, mais bien des arbres, car l'agriculture de ce siècle sera jardinée selon le modèle qui était de tradition sous les tropiques.   Le vingtième siècle fut celui des régions tempérées qui lui donnèrent le tempo & la direction.  Au vingt-&-unième, les tropicaux montreront la voie & c'est pourquoi l'agriculture deviendra forestière, sauvage & de bocage ainsi que décrit aux articles afférents.

  • above fear

Climate change was induced by a modification of the Earth's atmosphere that resulted from two centuries of industrial over-activity, & that change is going to alter deeply biological systems on the planet.

  • However, the challenge does not seem to concern life on Earth. Being diverse, life still holds a huge capacity to adapt, for the power to adapt is the true characteristics of the living.

On the opposite, it seems obvious the world economy will undergo a dire mutation that has started yet. More upheavals are going to happen & most of them will be surprising. The needs for massive migrations are bound to occur here & there.

  • For fifty years at least, we have been watching the gap between the rich & the poor expand fast & regularly. Money has now become virtual & travels around the globe at the speed of electricity.  We find that most of the goods we buy have often travelled several times around the globe.  At the other end of the scale, through the visa system most countries tend to prevent people from moving across borders.

Business is so organized that money can move freely & ordinary workers cannot. The ability to hold the financial benefits in rich countries & the workers in the poor areas seems the crux of international profit-making. Those two key issues allow the rich to become richer with the help of the workers' work.  Soon,because of the climate change human industry induced the factors of trade & business will have to evolve radically.

  • Since economy became financial & virtual, it diverged gradually from what is still called the true economy, the one dealing with real goods that can be hold in one's hand. We all know such a move cannot last long, as we see the international tension increase almost day by day. People who think they have something are afraid of losing it.  It leads them into the fear of anything that would look different or new.  Our fear of change will force us to change.  Such conservatism will block any technological or behavioural adaptation needed to limit the climate change: the fear of change itself is at the root of the climate change that in its turn will switch economy & geopolitics towards a new reality. Economy will have to concentrate on people's basic needs, & geopolitics towards permitting more migrations.

We are thus about to contemplate a dynamic modification of the world's geography & I mainly foresee it as good news as far as the two forgotten values we talked about in the previous article are concerned.  Before economy would be real & for the people, many troubles are to come & even fights & wars, but actually we already lost mastery over the transformation movement we engaged in & started.

  • Most of us walk that movement unknowingly.  Very few, above fear, know we should want what is unavoidable.  To repair the damage we are a causing to our climate, planting trees will be enough. We have known long & wide how much insofar trees are good to soils, running water, water-tables, the climate & the atmosphere & at the same time the most effective solar-light catchers.Climate change could be counteracted by a world-wide planting of trees.

A large scale planting of trees would need everyone's co-operation & such collective mind-set has not yet been achieved. I am not writing here about planting forests, but trees, for in this century agriculture will be wilder, of the type which was once in use in many tropical regions.

  • The twentieth century was under the stern rule of the temperate countries. In this twenty-first century, tropics are to take the lead & agricultural plots will look more like gardens & involve trees, hedges & many species & kinds of plants together.  In other chapters we will elaborate on this important direction today's farming is taking & much more need be said about it.

12.9

  • inventer l'agriculture des bocages & des tropiques

L'agriculture dominante de ce jour fut définie

  • par les ingénieurs des plaines de sols riches pour les fermes des mêmes régions,
  • par des techniciens des régions tempérées en vue de maintenir la suprématie en matière agricole de leurs nations & territoires,
  • par les agronomes des pays industrialisés dans le but d'une production de céréales de type industriel sur les plaines alluviales, loess & limons fertiles que ces pratiques érodent avec lenteur sous le climat dominant de l'Europe & des gands territoires aux plaines sans arbres.

Nous, paysans des bocages & tropiques devrons dessiner nos pratiques, désigner à notre tour nos modes & méthodes, car il est peu probable que les dominants se conforment à l'idée peu séduisante d'oeuvrer à l'encontre de leur intérêt propre & qu'ils nous viennent en aide.  En ces zones de bocages, de terrasses, de piémont & de tropiques, l'agroforesterie inspire la voie à suivre.  Produire localement en tous les territoires de la terre est le premier volet de l'objectif nouveau de l'agronomie que nous définirons.  Défricher, mettre en culture des terroirs non déjà utilisés, délaissés ou ruinés en sera le second.

  • les forêts jardins, les jardins forêts

Nous voyons en de nombreux pays une réduction de la surface agricole sous la pression de l'urbanisme dans les pays industrialisés & de la dégradation des sols en les contrées s'approchant des tropiques.  Pour compenser cette perte du potentiel de la production de nourriture, une grande part des agronomes envisage d'accroître plus encore la productivité par hectare des surfaces cultivées.  Comme en tout processus, le facteur énergétique offre une limite à ces augmentations qui ne peuvent être sans fin.  Vouloir trop produire par hectare engendre, ce ne peut être évité, des gaspillages, des pollutions & la destruction de site & de milieux.  L'agriculture consiste à capter la lumière solaire pour la transformer en nourriture humaine.  En un système naturel, rien n'est prélevé, car tout se trouve recyclé en instantané.  En une agriculture proche de la nature ou extensive, seule une part mineure est prélevée afin que les processus de régénération aient encore la capacité de se pérenniser.  Cela signifie qu'en pratique, l'essentiel de l'énergie lumière servira à produire de l'humus & du sol.  L'agriculture en se modernisant tendit à prélever plus que ce minimum en dessous duquel les activités biologiques de reconstitution des fertilités pouvait advenir, notamment parce que les voies de recyclement furent supprimées à cause des migrations des populations vers les villes.  En agriculture intensive, de nombreux dommages causés au milieu ne sont pas pris en compte & pour que les pratiques puissent se poursuivre, des voies de réparation parallèles sont élaborées par la société, comme des subventions agricoles par exemple ou des structures de dépollution des eaux.  Une solution que propose Agrinature sera que les sociétés humaines redécouvrent des exigences de productions moins intensives, des modes de vies plus ruraux & des voie de recyclement qui s'inspirent de ceux des milieux naturels.  Par ses pratiques simplifiées, nous pouvons envisager de cultiver tous le lieu, les talus, les délaissés, les zone à ce jour peu peuplées d'humains.  La réponse au dilemme de produire plus sur moins de surface à la question n'aura comme solution que d'augmenter les surfaces agricoles au plan planétaire.  Il faudra au contraire de l'objectif présenté ce jour par les tenants de l'agro-industrie, produire moins par unité de surface, mais pour ainsi dire partout.  Pour que ce soit possible sans catastrophe écologique, nous devons en tant qu'espèce auparavant réapprendre à jardiner la terre & les forêts : l'agro-foresterie, les forêts jardins peuplées d'enfants qui courent, les bocages de jeunes haies, les Saharas reverdis.  Le changement climatique libérera de grands territoires dans les régions nordiques à l'échéance d'un siècle.  Nous y trouverons des espaces où vivre.  Lorsque le pétrole de Sibérie aura tari, elle deviendra peut être le lieu de ces bocages nouveaux.  Les mêmes exploits nous réaliserons aussi en les pays arides, les terres peuplées ce jour surtout de sable, de vent & de mirages, apprenant doucement à les reverdir, les réhabiliter vers des lieux à vivre.  Cette inversion de l'économie mondiale se fera par le simple jeu d'application de la loi de cause & conséquence.  Des migrations & des chambardements économiques y prendront place.

  • Abel

Aux végétariens, il est étrange que l'Elohim soit plus gracieux envers Abel, l'éleveur que Caîn, le cultivateur.  Une interprétation en serait que le parent devrait prendre soin plus du moins avancé, du moins conscient sur la voie de réalisation, encourager le petit & tester le grand.

  • Yann le 13/10/2012 : Oui, ça n'a rien à voir avec le fait qu'Abel fusse éleveur et Caïn cultivateur. Il ne se présente aucune différence quand au fond entre conduire des plantes & des animaux.  Ni Caïn ni Abel ne mangeaient de viande de toute façon & l'agriculture tout comme l'élevage étaient des activités itinérantes.  Il était obligatoire depuis la faute de leur père de travailler péniblement & inutilement comme punition & de manger "l'herbe des champs", malédiction levée en Genèse 8:21 lorsqu'il est à nouveau permis de manger de tout.  Ce qui est jugé, c'est la nature de l'offrande & leur être: c'est l'interaction entre ces deux points.  Finalement, cette manière de faire des offrandes sera abolie pour ne laisser plus que l'être, c'est d'ailleurs ici la Bonne Nouvelle, cette idée absolument lumineuse qui consiste à dire qu'en vérité il n'est plus besoin de continuer les offrandes.  Si de toute façon la plupart des êtres sont mauvais, peu importe que l'offrande soit chair, & à vrai dire avec des sacrifices à la chaîne, le clergé était encore plus goinfre de viande & gaspilleur d'énergie que la noblesse.  La bonne nouvelle était sensée être le sacrifice ultime, pour que chacun puisse simplement être lorsqu'il est jugé.  Si Abel n'a même pas pu avoir de descendants, la lignée de Caïn fut elle aussi finalement effacée, engloutie, ne laissant que celle de Seth, le substitut, la voie dérobée – quoique quelques générations plus tard, des traits de Caïn, de métal resurgirent.  Dans la question de cas numéro 1 se trouve peut-être un indice quant à la raison derrière le refus de l'offrande : "Suis-je, moi, le gardien de mon frère?"  Caïn dénigre le fait qu'Abel fusse le gardien du bétail, ce qui est une dénégation...  Un psy entendra: "j'aurais du être le gardien de mon frère."  C'était son petit frère - c'est-à-dire qu'en tant qu'aîné, il ne laissa pas son frère repartir de zéro.  C'est le principe mutualiste qui est prôné; celui de la compétition est rejeté.  En effet, le but de l'histoire de Caïn & Abel est rendu explicité dans Jean 1 : "Aimez-vous les uns les autres."  De surcroît si on réfléchit, le cas est très intéressant du fait qu'Abel pour être agréé retranche une partie de ce qu'il a en garde, des parties immatures & infatuées, & que donc si on suit la logique, l'offrande de Caïn serait de retrancher une partie du frère qu'il a en garde - la partie immature et infatuée en l’occurrence - c'est-à-dire qu'il fallait qu'il aide & éduque son frère pour s'élever lui-même.

que nature l'âge venu reprenne ses droits

  • Dans le fonctionnement des associations de maintien d'une agriculture paysanne - AMAP - le maraîcher apporte chaque semaine à ses clients & associés une part de récolte dans un panier.  Au temps jadis les maraîchers des environs des cités du pays du soleil levant portaient eux aussi un panier entre ville & campagne.  De ce panier plat sur leur tête ils emportaient les excréments & déchets organiques - c'est-à-dire carbonés - des citadins pour fumer leurs champs.  Puis la ville grandit, couvre d'infâme, de goudron, de béton les sols les plus riches.

Adolescent, j'étais blessé de voir ainsi les agglomérations aux grands arbres bâties sur les terres nobles.  Lorsque la civilisation mourra la tare en sera rendue à la terre nourrie du sang des ancêtres.  Sur la ferme de mars je choisis la parcelle que je jugeais lors la plus médiocre pour y édifier le bâti.  Elle est aussi un lieu accessible, fréquenté d'humains depuis des millénaires.  Je m'aperçus par la suite que sa nulle fertilité était due au simple blocage des sources.  Après réparation de l'artéfact, les parcelles s'avèrent du plus grand potentiel.  Je constate donc ma grande bêtise, puisque je réitère ici & contre mon gré & intention les errements qui présidèrent à l'édification des villes : bâtir sur les sols meilleurs.

Nous élèverons des ouvrages de bois - biodégradables -

& fumerons la terre comme il se doit

à la manière habile de l’Étrusque roi - maître en agriculture -

pour que nature l'âge venu reprenne ses droits.

Nos actes & non-faire s'inscrivent dans l'Ether.

  • Les Romains les appelaient Etrusci & les Grecs les nommaient Τυρρήνιοι Tyrrhēnioi, c’est-à-dire Tyrrhéniens, nom qui a été donné à la mer des côtes occidentales de l'Italie, mais ils s'appelaient eux-mêmes Rasna , forme syncopée de Rasenna.

In Attic Greek, the Etruscans were known as Τυρρηνοὶ Tyrrhēnioi, earlier Tyrsenoi, from which the Romans derived the names Tyrrhēni Etruscans, Tyrrhēnia Etruria, & Mare Tyrrhēnum Tyrrhenian Sea.  The Etruscans called themselves Rasenna, which was syncopated to Rasna or Raśna.

 

quand l'agroforesterie mémorise en sols... to be continued... 8429